• Joanna Newsom, Tränenpalast Berlin

    Ma planante soiree au Tränenpalast avec au programme ma Joanna Newsom, précédée de Six Organs Of Admittance et de Alasdair Roberts.

    Six Organs, c est du sérieux folk américain très voire trop ancré dans les souvenirs des grands maitres, NeilYoung en tete. Mais comme ni la voix ni le jeu de guitare, bien qu étoffé, ne se détachent, ca ne dépasse pas le mignon.

    Alasdair Roberts ressemble par contre, autant qu il est possible, a un OVNI. Géant osseux à l accent de Glasgow, il réussit depuis son Ecosse natale à créer un pont vocal entre Will Oldham et Art Garfunkel. Maltraitant sa guitare vers des sonorités monastiques, ses textes sont faits de fables hyper déprimantes (jeunes femmes tuées par un chasseur myope, suicides amoureux), trainées sur de longues minutes, atmosphère de recueillement que l apotre détend entre les morceaux par un humour tout anglosaxon.

    Puis arrive Joanna, toujours aussi frêle et attachante poupée de brocante. En quelques mois, sa voix s est critallisée, la maitrise a la harpe de son début de répertoire est éclatante, les harmonies foisonnent, les rythmes s emballent. Quelques nouveaux morceaux pointent une influence blues folk grandissante, mais les highlights restent les anciens EnGallop et Sadie, malheureusement entachés par l ajout d une flute traversière (instrument décidément maudit).

    Malgré tous ces poètes, c est le lieu qui renferme l histoire la plus lyrique : Le Tränenpalast (palais des larmes), doit son nom a l epoque du Mur. Les familles séparées se disaient au revoir dans les pleurs sous cette Halle proche de la gare, les repreneurs ont voulu prolonger leur mémoire.


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