Ich bin F diebertranden auf Qype
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Histoire de montrer à la famille en visite un peu de nuit berlinoise, et quitte à reparler encore ici de mes petits chouchoux du moment, nous voila partis pour le concert de Ratatat, duo new yorkais avec le vent en poupe, dans le Kreuzberg qui monte, celui de Schlesisches Tor.
Salle bien remplie pour un lundi soir, foule toujours aussi sympathique de ce club très cool (l équipe du 103 n en est pas à sa première réussite) et toujours prêt pour une programmation de curiosités. Mais si les fans de rock croyaient s encoquiner à un concert de Hip Hop, ils ont tout de suite été rappelés à l ordre par les DJettes en première partie: Blur, Rakes, BRMC, nous sommes bien à un concert indie rock. Il faut dire que Ratatat brouille les pistes. Repérés dans un premier temps pour une très très dansante compilation de titres hip hop américains re travaillés à leur sauce Krautrock guitares 70s, les deux garcons propres sur eux ont depuis prouvé avec l album CLASSICS que l instrumental n est pas un art mineur, et ont décroché des places honorables dans les classements 2006.
Pour les curieux, il parait qu il y a des bouts de la prestation berlinoise qui trainent sur Youtube.
Et la vraie joie de cette fin mars, c est que depuis le concert le net confirme une seconde compile de remixes hiphop, les premiers titres ont même commencé à filtrer.
C est l occasion de vous renvoyer désormais vers le naissant petit frère du blog diebertranden, le podcast diebertranden, surlequel se retrouveront désormais les trouvailles sonores des envoyés spéciaux de Berlin. Bonne écoute! Et en plus avec une simple inscription, les morceaux arriveront ensuite directement dans votre Itunes.
http://diebertranden.podomatic.com/
Publié par diebertranden à 15:40:45 dans Musique | Commentaires (0) | Permaliens
Cette fois il était hors de question de rater ca. Donc quitte à faire le samedi soir le moins glamour de tout l arc en ciel pop rock, Madame diebertranden a été priée de me suivre à l église de notre ancien Kiez de Kreuzberg pour aller voir le Dieu vivant de la folk, Will Oldham alias Bonnie Prince Billy. Dans son plus simple appareil (encore qu on l a connu plus dénudé dans ses concert d été où le texan risque parfois le short d athlétisme échancré et le marcel), guitare solo, ce grand homme nous a emmenés loin très loin avec ses chansons habitées, avec une voix toujours plus fragile et des réinteprétations illuminées de ses plus beaux titres.
Le petit malin avait pris la précaution de mettre en premiere partie un demi Dieu de la guitare, Bishop machin chose, qui nous a scrupuleusement saoulé de toute sa technicité blues folk psyché. De quoi accueillir avec enthousiasme le beau Will. La suite, j aurais pu la commander : meilleurs morceaux de Letting Go (Love comes to me, Cursed Sleep sont dans les plus belles compos, je maintiens), puis enfilage de plus vieilles perles (You send your love to me, Master and Evereyone) et bien sur I see a Darkness.
Vieux fans de Dylan et de Cash, pointus défenseurs de Coco Rosie et Banhart ou du José Bové Gonzales, il est temps de vous rendre à l évidence. God Will is the answer.
Publié par diebertranden à 15:25:36 dans Musique | Commentaires (0) | Permaliens
La flemme irréparable et les raisons énoncées ci avant me permettent de faire le post le plus en retard sur la BERLINALE de toute la blogosphère.
La bonne nouvelle c est que ca va m éviter de faire de longues listes et commentaires sur la sélection et les primés puisque tout a été dit depuis longtemps.
Quand même quelques phrases pour dire que j avais vu par hasard El Otro, film argentin Grand Prix du Jury, ce qui n est peut etre pas le cas de beaucoup de blogueurs puisque le film était discret dans sa programmation. Le film est beau, d une beauté lente et discrète, porté par un acteur sensible, Julio Chavez. Voilà ca c est pour le lectorat Telerama/Inrocks.
Pour les lecteurs de Rhaa Lovely, la nouvelle comédie sentimentale de John Dahl "You Kill Me" qui sortira à la fin de l année est une vraie poilade. Où comment un tueur professionnel en desintox va revoir sa feuille de route lorsqu il croise (dans un funerarium!) Tea Leoni, workin girl cynique.
Mais la vraie claque, l oubliée de la cérémonie, c est Marianne Faithfull et son personnage Irina Palm. Le scénario est improbable : une grand mère veuve et inactive veut aider à sauver son petit fils d une maladie qui risque de l emporter. Pour réunir de l argent, le hasard et la détresse l amènent à postuler pour... aller masturber des hommes dans un sex shop de Soho. Grâce à une alchimie entre émotion et humour comme seuls savent la créer les anglais (et grâce à la douceur des mains d Irina), le film ne vire pas au scabreux mais à une victoire des femmes dans un monde où les hommes se perdent.
Je serai curieux de connaitre la réaction des spectatrices à la sortie de ce que je tiens pour un petit chef d oeuvre. J ai pour ma part vécu mon émotion du festival et la plus belle séance de fous rires dans la salle. L actrice allemande Ours d Argent Nina Hoss a d ailleurs quasiment cédé son ours à Marianne Faithfull lors de la cérémonie.
Quant à l Ours d Or, "Tu Ya de Hun SHi", film chinois sur une éleveuse de chèvres abandonnée dans les montagnes, vous m excusez, mais je l ai zappé.
Publié par diebertranden à 15:07:03 dans Berlin | Commentaires (0) | Permaliens
Longue absence, oui je sais.
Mais si le blog a été silencieux, ca ne veut pas dire qu il ne s est rien passé.
Un honorable visiteur tout d abord a eu la très bonne idée de me faire cadeau d un badge pour la BERLINALE, ce qui a bien occupé le début du mois de février.Mais j y reviendrai.
Et puis il y a eu le Goncourt. Les Bienveillantes de Jonathan Littel ont été l événement littéraire de l année 2007: L histoire du front Est de la seconde guerre mondiale, vu au travers de la carrière à succès d un gradé allemand. Pas vraiment du "betterlivignthroughgermany", mais en tous cas plein de bonnes raisons pour s y frotter.
A ceux qui ne s y sont pas encore mis, tout d abord une mise en garde : 900 pages, une soif du détail étouffante, aucune pitié pour le lecteur face aux horreurs et aucune rédemption. Donc plutot un livre pour l hiver.
Mais si vous êtes motivés, une grande oeuvre s ouvre alors, un style irréprochable, une précision qui fait sentir la réalité comme le grain d une photo améliore le rendu, un exposé de la mécanique infernale au service du nazisme. Et surtout un personnage suivi dans sa solitude, ses obsessions, sa construction et sa destruction, et enfin sa folie.
C est d ailleurs des passages intimes du roman (en particulier le séjour pendant la déroute allemande du héros dans la maison de sa soeur au bord de la Baltique) que ressort le plus de force.
Je suis impatient de voir l écho que va trouver ici en Allemagne la traduction d un roman aussi impitoyable dans l exposition des faits du nazisme. Rendez vous en 2008.
Publié par diebertranden à 14:33:38 dans Livres | Commentaires (0) | Permaliens
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